Visite du réseau mesure Irstea, 17 et 18 mai 2017

Les 17 et 18 mai l’unité Irstea Ecosystèmes Forestiers de Nogent-sur-Vernisson (EFNO) accueillait les 9ème rencontres du Réseau Mesure Irstea (). A l’occasion de ce séminaire interne un groupe d’une quarantaine de personnes en provenance de tous les groupements Irstea est venu visiter le dispositif OPTMix. Après une présentation de la FD d’Orléans et du réseau OPTMix au carrefour de la résistance (merci à l’ONF pour la mise à disposition des locaux) le groupe a visité des placettes expérimentales avec des présentations autour de quatre thématiques principales :
– Mesures des interactions avec la faune ;
– Mesures de la biodiversité forestière : exemple avec la flore vasculaire et les bryophytes ;
– Mesures dendrométriques : de la croissance inter-annuelle à la croissance intra-annuelle ;
– Mesures du bilan en eau.

Fonctionnement de la nappe perchée et impact sur la croissance

Le fonctionnement et l’impact des nappes perchées sur la croissance des arbres sont encore mal connus alors que les sols à engorgement temporaire sont très représentés en France. Comment évolue la nappe perchée au cours de l’hiver ? Est-elle influencée par les caractéristiques du peuplement ? Cette nappe apporte-elle une contrainte ou un avantage pour la croissance des arbres adultes ? Afin d’éclaircir ces questions, un stage de master 2 (Anna-Karine Jean, Université de Jean Monnet Saint-Etienne) a débuté le 3 avril 2017 sous l’encadrement de Nathalie Korboulewsky (DR, Irstea Nogent-sur-Vernisson) et Jordan Bello (doctorant, Irstea Nogent-sur-Vernisson). Ce stage de 5 mois a pour but :

  • de caractériser la nappe d’eau en hiver en fonction des différentes modalités sylvicoles présentes sur OPTMix (composition du peuplement et densité) ;
  • de relier la croissance saisonnière des chênes (Quercus petraea) et des pins (Pinus sylvestris) observée sur le dispositif avec les variables caractérisant la nappe (profondeur minimale, temps de présence, date/vitesse d’apparition, date/vitesse de retrait,…).

Pour réaliser ce travail, le stage s’appuiera sur les données enregistrées depuis 2014 sur chaque placette du dispositif à l’aide de piézomètres manuels et automatiques (voir graphe ci-dessous).

Les profondeurs du plancher argileux (clay layer depth) sont des moyennes pour toutes les placettes ayant la même composition (pur chêne, pur pin et mélange). Les mesures de profondeur de la nappe (Groundwater table depth) sont des valeurs moyennes pour toutes les placettes ayant la même composition. Les mesures de profondeurs sont des mesures relevées manuellement.

Les formulaires de demande d’expérimentation sont disponibles sur le site web

Les formulaires permettant de faire une demande d’expérimentation sur les placettes du dispositif OPTMix sont disponibles ici. Vous trouverez un formulaire pour les demandes externes à l’unité de recherche Irstea-EFNO de Nogent-sur-Vernisson ainsi qu’un formulaire pour les demandes internes.

Pour vous aider dans votre demande merci de contacter Nathalie Korboulewsky.

Mesure de l’humidité du sol avec une sonde à neutron

Cette semaine a débuté l’installation de tubes en aluminium à 125 cm de profondeur destinés à réaliser des mesures de teneur en eau du sol avec une sonde à neutron. Ces tubes sont installés à proximité des fosses déjà équipées de sondes enregistrant la teneur en eau volumique en continue (CS616 – Campbell Scientific). Les mesures de la sonde à neutron serviront de référence afin de valider les équations de calibration des sondes CS616. Ce travail sera réalisé dans le cadre d’un stage au printemps 2017 en collaboration avec Cyril Dejean de l’unité de recherche Irstea G-EAU de Montpellier. Ce stage est soutenu par le réseau « Mesure » d’Irstea.

 

  

Article paru sur la prédiction de l’éclairement relatif en peuplements mélangés

Un article sur la prédiction de l’éclairement relatif en peuplements purs et mélangés vient de paraître dans Forest Ecology and Management. Ce travail a été réalisé sur les placettes expérimentales du dispositif OPTMix. Ci-dessous les points clés de l’article.

Perot, T., A. Mårell, N. Korboulewsky, V. Seigner and P. Balandier (2017). « Modeling and predicting solar radiation transmittance in mixed forests at a within-stand scale from tree species basal area. » Forest Ecology and Management 390: 127-136. doi: 10.1016/j.foreco.2017.01.023

Highlights:

  • Radiation under forest canopy was modelled in mono-specific and mixed stands.
  • The Beer-Lambert law can be used in mixed stands with the basal area of each species.
  • Extinction coefficients were not different between mixed and mono-specific stands.
  • Transmittance can be predicted at local scale within a stand with local basal area.
  • Predictions of the model are unbiased with a relative mean absolute error of 20%.

 

Réunion annuelle OPTMix, 10, 12 et 13 janvier

La réunion annuelle OPTMix a eu lieu les 10,12 et 13 janvier. Les participants ont présentés les résultats récemment obtenus dans les différentes tâches du projet ainsi que le programme des actions futurs.

 

Faits marquants pour 2016

Le jeune dispositif OPTMix fonctionne maintenant en routine pour les mesures récurrentes (microclimat, dendrométrie, biodiversité et dynamique du sous-bois), mais continue à s’équiper et s’ouvre à de nouvelles collaborations. Ainsi, en 2016, une station météorologique de référence en forêt domaniale d’Orléans, mais hors couvert, a été installée en collaboration avec l’Office National des Forêts, et plusieurs projets avec des encadrements de thèse et masters ainsi que plusieurs collaborations ont démarré. On peut citer :

  • des travaux sur les impacts à court et moyen terme des ongulés sur la régénération de peuplements mélangés porté par A. Mårell (Irstea, Nogent-sur-Vernisson), faisant l’objet d’un projet soutenu par le ministère en charge de l’environnement, et de plusieurs stages de BTS ou Master ;
  • des échantillonnages en vue de travaux sur le cycle des éléments avec une étude sur les réserves glucidiques des arbres en collaboration avec l’Université d’Orléans (Cécile Barbaroux) ; et une autre sur la dynamique de la matière organique des litières en forêt d’Orléans avec l’ OSUC région Centre (Sébastien Gogo), qui feront l’objet d’un stage de Master chacun ;
  • des travaux sur la croissance des arbres en partenariat avec l’Office National des Forêts avec notamment une thèse, Jordan Bello (Irstea, Nogent-sur-Vernisson) ; qui a également réalisé un suivi écophysiologique pour étudier les effets de la sécheresse 2016 en collaboration avec université suédoise (SLU, Niles Hasselquiest) et l’INRA (Damien Bonal) ;
  • la caractérisation plus fine des arbres : d’une part leurs architecture avec un Lidar Terrestre en collaboration avec l’INRA de Nancy (Ignatio Barbeito) ; et d’autre part leur état sanitaire en collaboration avec l’Université d’Orléans (Aurélien Salé) et le Département Santé des Forêts ;
  • une étude sur la diversité microbienne des sols en collaboration avec l’INRA Dijon, GENOSOL (Samuel Mondy et Céline Faivre-Primot).

 

Des nouvelles du projet ScanComp

Dans le cadre du projet ScanComp (voir article correspondant), les données du Lidar terrestre ont été analysées dans le cadre d’un stage de Master 1 (Enrick Potiron, encadrement UMR Lerfob Ignacio Barbeito et Mathieu DASSOT). Les variables dendrométriques (diamètre, hauteur, surface de houppier, volume de houppiers …) ont été extraites grâce à la plateforme Computree de l’Office National des Forêts (http://computree.onf.fr/). Ci-dessous quelques images obtenues à partir des données du Lidar terrestre.

Des classes d’étudiants participent aux expérimentations

Deux classes de seconde du Lycée du Chesnoy (45) ont participé à la collecte de litière et à des prélèvements de sol (14 novembre et 1er décembre 2016).

 

 

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Notation de l’état sanitaire des arbres

Suite à la rencontre avec le Département Santé des Forêt en juin (voir article correspondant), des notations de l’état sanitaire des arbres ont été réalisées sur les placettes OPTMix en collaboration avec l’université d’Orléans (Cécile Barbaroux, Aurélien Salle, laboratoire LBLGC), l’ONF (Michel Sottejeau) et le Département Santé des Forêt (DSF). Ces notation ont eu lieu du 5 septembre au 14 septembre. Les protocoles de notation du DSF ont été appliqué sur environ 400 arbres. Ces notations permettront de mieux interpréter les analyses sur la croissance intra-annuelle et le stockage des réserves (voir article correspondant).

 

Expérimentations en cours sur les effets de la sécheresse

Après un printemps 2016 très pluvieux une sécheresse importante s’est installée de juillet à août avec des précipitations très faibles (20 mm sur les deux mois) et des températures très élevées (plusieurs jours supérieurs à 35°C). Ces conditions climatiques ajoutées aux conditions de sols très contraignantes de la forêt d’Orléans ont entraîné un stress important pour les arbres. Afin de mieux comprendre les effets de la sécheresse sur le fonctionnement hydrique des arbres, des expérimentations ont été réalisées pendant l’été dans le cadre de la thèse de Jordan Bello (doctorant Irstea). Deux méthodes ont été mises en oeuvre : la première méthode est basée sur la mesure du potentiel hydrique foliaire de base et l’autre sur la mesure du rapport isotopique de l’oxygène (O18 et O16) contenu dans l’eau du sol et dans l’eau des végétaux. Ces méthodes permettront d’estimer le stress subit par les arbres et d’estimer la profondeur d’acquisition de l’eau par les arbres. L’échantillonnage a été réalisé de façon à savoir si le stress et la profondeur d’acquisition de l’eau en cas de sécheresse dépendent de la composition du peuplement (pur ou mélangé).

 

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